Vous n’avez pas pu voir ce tableau à mon exposition du mois d’août.

Je l’accroche ? Je ne l’accroche pas ? Je l’accroche ? J’ai beaucoup hésité… Pourquoi ?

Le rendu du corps affiche de grands aplats. Le fond suggère une tenture ondulante, sans modelés qui rendraient compte des jeux de lumière. Idem pour le sol.
À mes yeux, ces sobres rendus évoquent les estampes japonaises.
Mais peut-être ne s’agit-il que d’autosatisfaction. Mais alors pourquoi ne pas l’avoir exposé ?

Evidemment : la pose ! Parce que cette pose pouvait sembler ambigüe…

Alors qu’elle s’impose par la difficulté de se tenir trois-quarts d’heures immobile sur un tel tabouret.
Au vu de l’accueil bienveillant du public lors de l’exposition, j’aurais certainement pu l’y accrocher sans susciter ce qui se produisit en décembre 1917 rue Taitbout à la galerie d’art de de Berthe Weil.
Des nus féminins étaient visibles en vitrine, et provoquaient un attroupement dans la rue: Modigliani y avait peint les poils pubiens. La police exigea qu’il rentre ces toiles à l’intérieur !

Visiblement et heureusement, on n’en est plus là .

 » Hésiter ?  » – Huile sur toile sur châssis – 2009.

Making of

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